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Jennifer Hopelezz (elle)

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Photographie : Noah Valentyn
Stylisme & MUAH : Sjoerd Willemsen
Interview : Paul Hofman

Chaque fois que Jennifer Hopelezz (alias Richard Keldoulis) fait son apparition, c’est la fête. Mais elle est bien plus que ça : avec cœur et âme, elle porte un message. Sa force réside dans la combinaison du drag et de la politique. C’est simple à expliquer : « Je défends tout ce qui concerne le sexe gay. »

Jennifer (38 ans) est originaire d’Australie. Née « down under », c’est là qu’elle vit sa coming‑out en tant que Jennifer Hopelezz et qu’elle se produit au légendaire Mardi Gras de Sydney. D’abord un peu hésitante sur les talons, elle prend vite ses marques. Elle remporte beaucoup d’enthousiasme et d’admiration. « En Australie, les hommes barbus portent tout simplement du drag. » Richard s’identifie parfaitement au personnage et au type de Jennifer. « C’est une femme d’affaires, mère célibataire, militante et en plus une grande sportive. » Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait fondé les Drag Queen Olympics. Ce fut un succès retentissant. Depuis, nombre de drag queens ont foulé le tour de la Westerkerk en talons aiguilles. « Et n’oubliez pas le lancer de sac à main et le bitch‑volley. »

En quête de liberté sexuelle, elle est venue aux Pays‑Bas autour du tournant du millénaire. Elle n’a jamais regretté sa décision. « Ici, tout est permis. »

Le militantisme politique lui est familier. « Quand on est déguisé, on se fait remarquer, et c’est ainsi que je peux porter mon message sur le devant de la scène. » Depuis des années, elle milite pour que la PrEP soit remboursée par l’assurance maladie. « Je suis en colère et peinée que cela prenne autant de temps. Il n’est tout simplement plus responsable d’attendre. » On ne doit pas sous‑estimer l’importance du sexe. « C’est quelque chose de positif quand c’est pratiqué de manière sûre et responsable. »

Elle n’hésite pas longtemps pour nommer sa plus grande héroïne. C’est sans conteste Fabiola. « En drag, elle était pleinement elle‑même. On ne la prenait pas toujours au sérieux, mais elle attirait l’attention. »

Avec panache, elle a défendu les personnes sans voix.

En tant qu’ambassadrice, Jennifer se consacrera à la promotion du sexe. « Sans sexe, nous n’existerions pas. » Par ses performances, sa voix percutante et sa présence, Jennifer lancera un signal fort. Elle continuera à lutter pour une société ouverte et la liberté sexuelle.

Ambassadrice Pride depuis 2018